Les nouveaux protocoles Covid-19 dans les écoles

Le protocole sanitaire à la rentrée 2020

La rentrée 2020 s’annonçait très floue pour les professeurs, parents et enfants, et ce n’est que quelques jours avant le 1er septembre que les écoles ont enfin su comment elles devaient s’organiser. La nécessité de faire reprendre les cours à tous les enfants, dont l’apprentissage durement touché par le confinement est pour certains menacé, s’est avérée plus importante pour l’Etat que les risques sanitaires. C’est pourquoi tous les élèves ont repris le chemin de l’école après des mois sans accès aux établissements, armés, pour les collégiens et au-delà, d’un masque et de gel hydro alcoolique. Les élèves de maternelle et de primaire, cependant, ne sont pas touchés par la contrainte du masque, ayant pour seule restriction l’application (difficile) des gestes barrières.

L’hygiène des mains, déjà de rigueur depuis des années, tend enfin à se démocratiser chez les plus petits comme chez les plus grands, et l’aération des locaux ainsi que leur nettoyage régulier est de mise en cette période confuse. Les personnels éducatifs et auxiliaires doivent pourtant mettre les bouchées doubles afin d’assurer leurs tâches habituelles en plus du contrôle sanitaire des groupes scolaires. Les parents jouent donc également un rôle crucial dans la crise, et s’engagent à ne pas mettre leurs enfants à l’école pendant une semaine en cas de suspicion de Covid-19 dans le cercle proche de la famille ou d’apparition de symptômes chez l’enfant. Malgré cela, de nombreux cas se déclarent chaque jour dans des écoles de la France entière.

A l’approche des vacances de la Toussaint, de nouvelles mesures déjà mises en place

Les premières semaines de cours, si un élève était testé positif au virus, le chef d’établissement se devait de fermer sa classe. Depuis peu, les élèves contaminés doivent être au nombre de trois, et ce afin d’éviter un reconfinement des élèves, qui ne leur serait pas bénéfique. Malgré tout, près de 200 classes ainsi que 24 établissements sont actuellement fermés en France, laissant craindre un rapide décrochage des élèves concernés. Le gouvernement s’engage toutefois à apporter des solutions aux parents touchés par la fermeture d’une école et à les indemniser s’ils doivent s’arrêter de travailler. La situation, si elle n’est qu’en partie maîtrisée par les pouvoirs publics, n’est donc pas désespérée.