Le bénévolat régulier en régression

Publié le par Julien GOUPIL

Le bénévolat régulier en régression

Source : http://www.ave-engagements.fr/spip.php?article278 / Publié par VB

Une étude menée par "Recherches et Solidarités" et "France Bénévolat" en 2013 indique que le nombre de bénévoles réguliers a baissé de 12,7 % en France entre 2010 et 2013, alors même que le nombre d’associations progressait de 10 %.

Aujourd’hui, 5,5 millions de personnes sont engagées au moins une fois par semaine dans une association. C’est 800 000 de moins qu’en 2010. Selon Jacques Malet, président de Recherches et Solidarités, « ces résultats sont très inquiétants. Les bénévoles réguliers restent les colonnes vertébrales des associations. Sans eux, elles ne peuvent pas fonctionner correctement ».

L’enquête révèle également une baisse dans "la qualité" de l’engagement. Ainsi seuls 40 % des dirigeants d’associations sont actuellement satisfaits de leur main-d’œuvre gracieuse (compétences, disponibilité, nombre…), contre 60 % en 2010.

En effet, pour développer leurs actions, les associations ont besoin de personnes fiables, compétentes et disponibles, sur lesquelles elles peuvent s’appuyer à long terme pour développer leurs actions. Mais il existe toutefois d’autres formes d’engagements qui se développent.

Selon une étude "France bénévolat-IFOP" de 2013, le nombre global de bénévoles dans les associations est en hausse (+12%). Il n’y a donc pas de quoi s’alarmer. Sur les 21 millions de Français de plus de 15 ans qui donnent de leur temps, 12,5 millions sont bénévoles dans une association, 4,2 millions dans une autre organisation (syndicale, politique ou religieuse), 9,7 millions dans un bénévolat direct de proximité.

C’est le bénévolat direct qui augmente le plus fortement (+ 31 %). Les Français se dirigent donc prioritairement vers un engagement de proximité (hors structure associative). Ils cherchent désormais plus de souplesse dans leurs engagements, et se tournent davantage vers un bénévolat d’action, souvent plus ponctuel, plutôt que vers un bénévolat de projet. On constate notamment ce phénomène chez les 15-35 ans, qui sont 32 % de plus qu’en 2010 à être bénévoles, mais recherchent des actions en équipe, plus souples et moins contraignantes.

Ainsi, le bénévolat régulier perd du terrain au profit du bénévolat ponctuel , mais les Français continuent à s’engager ! Ca sera donc aux pouvoirs publics, de prendre ces évolutions en compte pour le développement d’une réelle politique de la vie associative, et aux associations d’adapter leur offre de missions à ces nouvelles formes d’engagement.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article