Impact des stratégies de DD sur la valorisation des territoires

Publié le par Laurence DANEL

Impact des stratégies de DD sur la valorisation des territoires

Cet article constitue une synthèse des cahiers, très intéressants, du programme de recherche du comité 21

sources : http://www.comite21.org/docs/actualites-comite-21/2014/cahier-1-apport-des-demarches-dd.pdf

http://www.comite21.org/docs/publications-du-comite-21/2015/cahier-2-changer-de-modele.pdf

Selon le comité 21 la crise actuelle (économique, sociale, environnementale) s’explique par le comportement des individus : Trop de vision à court terme, pas d’évaluation des risques générés par le fonctionnement de la société. Le système n’a pas conscience qu’une attitude peut générer une catastrophe supérieure au bénéfice apporté. Ce constat n’est pas nouveau et aurait dû être anticipé au regard des anciennes crises. De là deux solutions : la transformation ou le détour : (soit changer le système soit le réformer). Le Comité 21 adhère à la théorie de la transformation : Il faut faire un nouveau choix d’organisation humaine et sociale. Le « risque moral » (le risque que l’individu agisse immoralement car il se sait protégé par les lois, et les institutions) est aux origines de la crise. La crise a déclenché un changement, encore minoritaire certes, des comportements : (essor du bio, du « fait maison »,…) mais qui marque une certaine résistance à la société de consommation (on passe d’un achat compulsif à un achat réflexif).

De nombreux rapports parus récemment sur la situation économique et sociale en France, évoquent les questions environnementales. En particulier, la réflexion lancée par France Stratégie : “la France dans 10 ans”: Ce rapport fait état d’un constat: le retard de la France en matière de formation et d'infrastructures, des difficultés pour établir des diagnostics ( évaluation du prix du carbone et de la biodiversité,...), des solutions à apporter (responsabilité, répartition des charges,...) et de la prise en compte des intérêts des générations futures par la génération actuelle. Ce rapport souligne la difficulté de bien appréhender les relations entre croissance et biodiversité et s’interroge sur la soutenabilité de notre système de croissance. Dans ce rapport comme dans l’avant-projet de “stratégie Nationale de transition écologique vers un développement Durable (SNTEDD) 2014-2020” on retrouve certaines recommandations communes avec celles du comité 21 (mobilisation des acteurs, éducation, innovation sociale,..). le projet SNTEDD liste les plans et les stratégies relatifs au développement durable mais reste vague sur le suivi et l’application de ces mesures.

Pour s’engager sur la voie de la “transformation” il faut pour le comité 21 renforcer la gouvernance en institutionnalisant les dialogues entre les experts et les parties prenantes :

Cela doit permettre une meilleure prise en compte des attentes des parties prenantes pour assurer la crédibilité et la légitimité des actions pour le DD. Le comité de prospectives encourage ainsi certaines pratiques de gouvernance comme l’intégration des parties prenantes aux organes de décisions, l’augmentation de leur concertation (réseaux sociaux et Web2.0 pour le grand public, et augmentation de leur représentativité), la justification publique des décisions, l’expansion des politiques publiques de RSE, l’économie collaborative,…

Pour sortir de la crise il faut une réorganisation collective, l'émergence d’une “culture nouvelle». Le rôle des réseaux sociaux pour amorcer le changement est primordial. Le comité 21 propose aussi de soutenir les nouvelles formes d’économie (économie de la fonctionnalité, circulaire, …) et de développer l’information socio-environnementale (open data , marketing durable, transparence,...)

Le comité 21 souhaite estimer la valeur ajoutée des démarches de développement durable à l’attractivité et à la prospérité des territoires. L’environnement est à présent vu comme un tremplin pour progresser vers de nouvelles richesses et ouvre la voie à une “conversion verte” de l’économie qui doit être accompagnée par des solides régulations de la part du gouvernement pour éviter les écueils du “productivisme” repositionnés dans le domaine de l’économie. En outre, cette “transformation” doit reposer sur un modèle économique viable. Le comité 21 souligne l’importance de développer le capital risque des technologies propres et de favoriser les investissements socialement responsables.

Publié dans Développement Durable

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